DU 26/05 AU 06/06/2013 se tient  a Cambo une exposition de  mini jardins , composés dans des bacs par des associations de Cambo au parc St Joseph

mini jardin 201304

en ville.

Cette année c'est sur le le theme des fables

de Lafontaine , proposé par la mairie sous l'égide de Mme Bernadette Jougleux que seront réalisés ces compositions .

Nature et Abeilles y expose grace à la participation active de Geneviève et Michel ainsi que Monique et Henri , son "oeuvre" , voir photo.

Vous trouverez dans l'album photo tous les jardins exposés  et le notre en particulier et ci dessous la fable qui a servi de support a notre jardin

Si vous en avez la possibilité venez voir ces realisations , cela peut faire l'objet d'une sortie agreable si le temps le permet , et pourquoi pas visiter Arnaga et faire un tour dans le parc des thermes de Cambo qui vaut le detour , bien que les camelias et les rododendrons ne soient plus en fleur actuellement.

Les Frelons et les mouches à miel

par de Jean de  Lafontaine


A l'oeuvre on connaît l'Artisan.
Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent :
Des Frelons les réclamèrent ;
Des Abeilles s'opposant,
Devant certaine Guêpe on traduisit la cause.
Il était malaisé de décider la chose.
Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons
Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs,
De couleur fort tannée, et tels que les Abeilles,
Avaient longtemps paru. Mais quoi ! dans les Frelons
Ces enseignes étaient pareilles.
La Guêpe, ne sachant que dire à ces raisons,
Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière
Entendit une fourmilière.
Le point n'en put être éclairci.
"De grâce, à quoi bon tout ceci ?
Dit une Abeille fort prudente,
Depuis tantôt six mois que la cause est pendante,
Nous voici comme aux premiers jours.
Pendant cela le miel se gâte.
Il est temps désormais que le juge se hâte :
N'a-t-il point assez léché l'Ours ?
Sans tant de contredits, et d'interlocutoires,
Et de fatras, et de grimoires,
Travaillons, les Frelons et nous :
On verra qui sait faire, avec un suc si doux,
Des cellules si bien bâties. "
Le refus des Frelons fit voir
Que cet art passait leur savoir ;
Et la Guêpe adjugea le miel à leurs parties.
Plût à Dieu qu'on réglât ainsi tous les procès !
Que des Turcs en cela l'on suivît la méthode !
Le simple sens commun nous tiendrait lieu de Code ;
Il ne faudrait point tant de frais ;
Au lieu qu'on nous mange, on nous gruge,
On nous mine par des longueurs ;
On fait tant, à la fin, que l'huître est pour le juge,
Les écailles pour les plaideurs.